GEB
Dieu de la Terre, époux de Nout. Il fait pousser les plantes, tremble sous forme de séismes, et est le père d’Osiris, Isis, Seth et Nephtys.
- Vrai NomGeb (ou Seb, Keb – "Celui de la Terre vivante")
- PanthéonÉgyptien
- DomainesTerre, végétation, tremblements, fertilité, fondation cosmique, royauté divine, passage des morts
- AttributsTerre verte, oie sacrée, sceptre was, couronne végétale, trône, serpent
- RésidenceLa Terre


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« Je suis le sol sous tes pas, le silence qui germe. Mon rire soulève les cieux, ma patience porte les mondes. »
Histoire et rôle dans le panthéon
Geb est une figure primordiale du panthéon égyptien. Il représente la Terre vivante, la stabilité profonde, mais aussi l’origine des lignées divines.
Il est souvent représenté allongé, le corps couvert de végétation, ou portant une oie sacrée sur sa tête (son animal symbole).
Geb est aussi associé à la royauté sacrée, car les pharaons sont parfois dits « héritiers du trône de Geb », à la régulation des séismes, et à la justice silencieuse de la Terre.
Dans les Textes des Pyramides, Geb est le protecteur du mort, celui qui ouvre la bouche du sarcophage, fait croître les offrandes, et veille au jugement final.
Le Père Couché du Monde
Fils de Shou et Tefnout, frère et époux de Nout, Geb est la terre vivante, le sol qui entend, retient et nourrit.
Au commencement, il était enlacé à Nout, leur union parfaite scellait l'univers.
Mais Shou les sépara, levant Nout vers le ciel, laissant Geb allongé, les bras ouverts, le dos ensemencé d’étoiles tombées.
De lui naquirent les grands dieux : Osiris, Isis, Seth, Nephthys, et Horus l’Ancien.
On dit que parfois, Geb rit, et que ses rires font trembler les montagnes. On dit aussi qu’il avale les morts pour les garder dans son sein jusqu’à leur renaissance.
Il ne parle pas beaucoup — mais tout ce qui pousse le fait en son nom.
Ô Geb, Terre vivante et Trône silencieux,
Toi qui portes les hommes et les dieux,
Toi qui fais germer ce qui fut oublié,
Donne à mes pas l’ancrage,
Donne à mes silences la fécondité.
Que ton calme m’enracine,
Que ton corps m’accueille quand mon souffle s’endormira.
🌍 Geb, Père de l’humus sacré, fais vibrer en moi ta patience éternelle.